Trompe l'oeil

Huiles sur toile

Chacun des arts a son domaine.

Le sens de la vue étant essentiellement objectif, la description des  choses est le moyen fondamental de la peinture, la peinture à l’état pur, comme l’atteste la pensée célèbre de Pascal.

 

Si l’amateur admire des reproductions dont les originaux le laissent froid, c’est que l’artiste doué ajoute quelque chose au modèle, qui ne sert que de canevas et de stimulant à l’inspiration.

Mais en aucun cas cette inspiration n’est volontaire; à peine est-elle semi-consciente.

Ce n’est qu’après coup et parfois bien plus tard que l’artiste se rend compte de sa réussite ou de son échec.

La qualité artistique ajoutée ainsi dépend du talent de l’auteur et de sa sincérité.

 

Gilou, La joconde impudique

Gilou,  Autoportrait 1992 - 55x46

Gilou, Siphon bleu à la grenade 1995 -11

Gilou, Bottine au sac de chiffons 1984 -

Gilou, Fenêtre

Gilou, Fenêtre - 116x81

Gilou, Rapt 1980 - 97x82

Gilou, Le chardon 2001 - 40x80

Gilou, Vanité de la critique 1977 - 65x4

Gilou, Empilement'hyperbolique 1991 -100

Gilou, Porte à la grappe de raisin

Gilou, La lanterne magique 2003 - 46x38

Gilou, Flacon bleu aux crayons

Gilou, Caisses_au_torchon - 97x82

Gilou, La citrouille 1973- 46x65

Gilou, Le mannequin d'osier - 102x53

Gilou, Volet de jardin - 134,5 x64,5

Gilou, Hommage à Michel-Ange - 1989 - 55

Gilou, Les entonnoirs - 22x33

Gilou,  Caisses au torchon

Gilou,  Mannequin au 7 de pique - 41 x27

Gilou, Mannequin à la chaise

Gilou, Pyramide rouillée 1993 - 41x33

Gilou, Etagère-aux-rubans 1999- 46x33

Gilou, Porte en bois

Gilou, Les masques - 65 x 46

Gilou, Cageot au sac bleu - 55x33

Gilou, Placard aux abricots - 46x33

Gilou, Etagère aux marionnettes - 44x,99

Gilou, Marionnette couchée

Gilou, Le sac

Gilou, Etagère aux marionnettes

Gilou, Mannequin au corset

Gilou, Arlequin aux clefs - 33x55

Gilou, La boîte aux rubans

Gilou, Mannequin au bouchon

Gilou, Corbeille aux rubans 1979 - 35x27

Gilou, Marionnette-au bocal 1971 - 33x19

Gilou, Charlotte 1985 - 35x67

Gilou,  La marotte - 55x38

Gilou, Cucurbitacées 1974 - 77x34

Gilou, Rubans

Gilou, Le-castelet 1972 - 112x55

Gilou, La musette - 107x47,5

La roue 1967 -105x77

Gilou, Le volet 1985 - 130x64

Gilou, Tennis

Gilou, Niche aux fleurs de cognassier du

Gilou, Citrouille au torchon

Gilou, Bouquet

Gilou, Niche au chèvrefeuille

Gilou, Pomme suspendue

Gilou, Boîte de chicorée

Gilou, Cartons au lacet bleu

Gilou, Boite

Gilou, Les poids

Gilou, Thé_chinois

Gilou, Mannequin

Le_trochon_-détruite_chez_Boulet_-_Sans_

Gilou, L'offrande 1970 - 160x70

Gilou,  Le parricide

Gilou, Excommunication

Gilou, La Rose, le peintre et son modèle

Gilou, Détournement mineur_

L’artiste peint ce qu’il croit voir et lui confère à son insu la poésie  et la beauté. La peinture contemporaine en trompe-l’oeil ne saurait perdre de son mérite sous prétexte qu’il existe aujourd’hui des moyens mécaniques d’imiter la réalité, pas plus que le cinéma ne dévalue les pièces de théâtre.

 

L’objectivité des primitifs ni la virtuosité des Hollandais ne nuisent à la qualité artistique de leurs oeuvres. La naïveté comme le savoir faire servent à capter la beauté et la poésie qu’aucune mécanique ne peut déceler.

 

La réalité est le principe des choses. Le peintre en trompe-l’oeil exprime, exalte même les caractères par lesquels les choses imposent leur évidence et leur particularité: relief, matière, détails.

 

Les personnes qui ne sentent pas la qualité intrinsèque de la peinture ne manquent pas de demander s’il y a quelque utilité à imiter la réalité avec tant de précision alors que le photographe obtient un résultat satisfaisant en appuyant sur un bouton.

Ces personnes, qui ne connaissent que l’utilité, sont ici en contradiction avec la passion qui les pousse dans les stades où elles s’enthousiasme pour des champions qui n’approchent pas, de loin, la vitesse des machines autant que les peintres de trompe-l’oeil la précision de la photographie.

 

La seule utilité démontrée de la peinture est de protéger les matériaux de la corrosion, comme celle de l’amour d’assurer la continuité de l’espèce . Mais l’art comme l’amour a une fonction agréable qui ne devrait pas craindre la concurrence des machines. Le surcroît d’admiration que suscitent les oeuvres faites de main d’homme par rapport à celles qui sont produites mécaniquement est pleinement justifiée par la sympathie que nous inspire notre espèce, nos concitoyens, nos proches et nous-mêmes.

Cependant, cette sympathie ne dispense pas l’artiste  “d’ajouter à la nature” pourvu que ça ne se voit pas. Toute la définition du réalisme tient dans cette formule.